‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 190 sur 347 · Sermon sur la Sévérité c/i retienne · texte numérisé non relu

Sermon sur la Sévérité c/i retienne

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leur reprocher, et souhaitons que, sur cela même, ils n'aient nul reproche à nous faire ^ » Aussi, avec quels accents sincères et émus, Bourdaloue presse les dissidents de rentrer dans le giron de l'Église. « Peut-être, ô mon Dieu ! votre Providence qui veille sur le salut de tous, conduira-t-elle ici quelques-uns de nos frères errants. Peut-être quelques-uns, ou par esprit de critique, ou par un vrai désir de s'instruire, se mêleront-ils dans la foule et se rendront-ils attentifs à ra'écouter. Père des miséricordes, jetez sur eux un regard favorable ; daignez, pour disposer l'ouvrage de leur conversion, donner à ma voix une vertu particulière et nouvelle, qu'elle s'insinue jusque dans le fond de leur cœur, qu'elle les pénètre, qu'elle les remue, qu'elle les fléchisse. Ce sont nos frères, quoique séparés de nous. Ce sont des enfants rebelles à leur mère, mais dont elle pleure la perte et dont elle souhaite ardemment le retour '-. » Ainsi, en éclairant les réformés sur leur égarement, Bourdaloue ouvrait leur cœur au retour par les sollicitations les ])lus vives et les plus fortes de sa charité.

Il nous faut l'entendre dans son Sermon sur V Obéissance à V Eglise. Il prouve aux dissidents que le libre examen suppiime l'unité de la doctrine puisque l'Ecriture expliquée selon l'esprit particulier de chacun doit produire autant de sectes et de religions qu'il y a d'hommes dans le monde. « Est-ce

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