Lettre du 28 octobre 168.J
BOURUAI.OLK. -20
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avait (Hé le coup de grâf e ^ Bourdaloue eut néanmoins le bonheur, a dit Fougère, de ramener beaucoup de dissidents sans en blesser ni en aigrir aucun ~. 11 obtint ce résultat grâce à la force convaincante de sa parole et à l'esprit de charité qui adoucissait la logique de ses sermons.
Durant son séjour à Montpellier, le prédicateur eut sans doute Foccasion de voir le nouvel intendant du Languedoc, Nicolas de Lamoignon Basville, le frère de Chrétien-François l'avocat général; il avait assisté en 1672 aux fêtes de son mariage en compagnie de Boileau et du P. Rapin. Il dut lui inspirer les idées de tolérance dont il fit preuve à Tégard des protestants, idées qui, en dépit des calomnies de Voltaire, sont nettement expriméesdans ses Tlf^moï're^ pour servir à l'histoire du Languedoc . Les dissidents trouvèrent en Bourdaloue un adversaire déterminé contre leurs erreurs, mais en même temps un prêtre charitable et dévoué à leur personne. Aussi un grand nombre d'entre eux lui rendit témoignage ; en France, Vinet lui a consacré ses plus belles études'^; en Angleterre, lord Brougham lui a décerné les plus flatteurs éloges^.
Si l'éloquent jésuite déchirait le voile de fausse austérité dont se drapaient les réformés, il arrachait en même temps le masque de rigorisme et de violence dont secouvraient les Jansénistes pour répandre