‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 196 sur 347 · Sermon sîir la Sévérilé c/trétieîine · texte numérisé non relu

Sermon sîir la Sévérilé c/trétieîine

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qu'on lui exagère les elioses, pour être en quelque manière autorisé par là à n'en rien croire ou à n'en rien faire, et qu'on lui en demande trop, pour avoir un spécieux prétexte de renoncer à tout : c'eslà-dire que de ces caractères outrés de la pénitence qu'il paraît néanmoins estimer, et à qui il donne de faux éloges, il ne tire point d'autre conclusion que de se confirmer dans son impénitence. Car voilà, mes chers auditeurs, le raflinement du libertinage de notre siècle : on veul une pénitence extrême, sans adoucissement, sans attrait, parce qu'on n'en veut pas du tout. Si je la faisais, dit-on, c'est ainsi que je la voudrais faire ; mais on en demeure là, et l'on se sait bon gré de cette disposition prétendue où l'on est de la bien faire, supposé qu'on la fît, quoiqu'on ne la fasse jamais. Ou tout, ou rien, dit-on; mais bien entendu qu'on s en tiendra toujours au rien et qu'on aura garde de se charger jamais du tout. Ainsi raisonne le libertin; et d'ailleurs que conclut le faible? Rien autre chose que de se décourager, de s'attrister, de s'abandonnera de secrets désespoirs, de regarder la pénitence comme impraticable, de se persuader qu'il ne la soutiendra jamais, qu'elle l'accablera d'un ennui mortel et qu'il succombera... Non, mon Dieu ! car tandis que vous me confierez le ministère de votre sainte parole, je jirêcherai ces deux vérités sans les séparer jamais. La première que vous êtes un Dieu teri'ible dans vos jugements; et la seconde que vous êtes le père des miséricordes et le Dieu

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