‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 197 sur 347 · L ORTIIODOXIK DE SA DOCTRINE · texte numérisé non relu

L ORTIIODOXIK DE SA DOCTRINE

de toute consolation... Je ne serais jamais assez téméraire pour prêcher votre miséricorde sans prêcher votre justice, parce que je sais les conséquences dangereuses qu'en tirerait Timpiété ' ... » Ce fut sans doute au sujet de ce sermon que M""" la princesse de Conti aurait prétendu être scandalisée par pareil langage et qu'elle aurait dit àBourdaloue, justifiant un jour devant elle cette doctrine : qu'elle ne pouvait soutîrir qu'on parlât en chaire contre les directeurs sévères, que cela donnait occasion au peuple de condamner la conduite de ceux qui tâchaient de faire marcher les âmes par la voie étroite de l'Évangile '.

Les Jansénistes éloignaient les fidèles de la fréquentation des sacrements, et l'apôtre s'élevait alors avec tristesse contre cet ostracisme impie. Quelle n'était la force de son indignation quand il disait : « Au lieu de nourrir dans les âmes le désir de la communion, au lieu de le rallumer continuellement parmi les fidèles et de le redoubler, on le ralentit, on le refroidit, et l'on vient peu à peu à l'amortir tout à fait et à l'anéantir. Cominent ! En ne représentant jamais la communion au peuple chrétien que sous des idées et des images effrayantes; en ne lui retraçant dans l'esprit et ne lui mettant devant les yeux que Texcellence du sacrement, que l'indignité de l'homme, que le danger d'une mauvaise communion;... en examinant les dispositions requises pour

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