‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 198 sur 347 · Port-Royal, par Sainte-Beuve · texte numérisé non relu

Port-Royal, par Sainte-Beuve

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communier dignement, et les proposant dans un degré de perfection où il est d'une extrême difficulté et presque impossible d'atteindre. N'est-ce pas là que tendent les maximes outrées d'une morale prétendue sévère ? Maximes que l'on débite dans les entretiens particuliers, que l'on fait entrer dans les discours publics, dont on com])ose d'amples volumes, et que l'on appuyé de citations sans nombre et souvent sans fidélité. Vous me direz que ce n'est pas l'intention de ceux qui s'énoncent en des termes si forts sur la communion, qu'ils ne se proposent autre chose que d'arrêter et de prévenir les excès... Ouoi qu'il en soit, quelque spécieuse que puisse être la direction que vous recevez, du moment qu'elle refroidit votre zèle pour la communion tenez-la dès lors pour suspecte ^ »

La vue du mal fait aux âmes par les Jansénistes excitait Bourdaloue à défendre la vraie foi. indigné des audaces de la secte, il vengeait la vérité et il se déterminait alors à porter le coup suprême dont il frappait le gi'and Arnauld, on nesaurait lui reprocher son zèle. N'avait-on pas altéré à Port-Royal la pureté de la doctrine? Profondément blessé dans sa piété filiale, on avait indignement outragé le corps religieux auquel il appartenait; qui aurait pu lui faire un crime d'avoir proféré sa menace d'éternelle damnation ? Bossuet n'avait-il pas lancé semblable analhème à Molière mourant? Devant la ruine de

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