‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 199 sur 347 · L ORTHODOXIE HE SA DOCTRINE · texte numérisé non relu

L ORTHODOXIE HE SA DOCTRINE

laiiL crames, on comprend que iiourdaloue voulùl abattre l'erreur dans la personne de son chef et qu'il osât faire éclater son terrible cou|) de foudre;. Dirat-on après cela que parce qu'il fiéquentait l'hôtel de Lon^ueville où il se rencontrait parfois avec les tètes du parti, il fut faible et ménagea les Jansénistes? Ce serait une injuste calomnie. On connaît du reste les sentiments ])eu bienveillants de Port- Royal à son égard, en dépit de l'estime qu'on y avait pour son talent, et l'on n'ignore pas que la duchesse de Longueville, à l'instigation d'Arnauld, avait déjà présenté un Mémoire au roi où il était l'objet d'une dénonciation aussi fausse qu'odieuse. La tille de Henri H y dépeignait Bourdaloue « plus célèbre par son zèle amer et par ses emportements que par ses ])rédications », lui reprochant de dénoncer les Jansénistes comme « des hérétiques très dangereux et qui avaient la haine des Jésuites comme les loups ont la haine des chiens de berger ^ » Le célèbre prédicateur ne ménagea pas les Jansénistes, et comme il connaissait l'orgueil et l'hypocrisie de certains d'entre eux, il les traita toujours sans pitié et sans faiblesse. En toute rencontre il les d(''masquait avec force, il les visait dans ses sermons sur la Sévérité cJirétienne ^ la Pénitence, le Pardon des injures^ la Prédestination^ VOrgueil, la Communion et les combattait sans quartier. Malgré tout leur acharnement, «il soutint contre eux l'honneur deson Ordre

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