Œuvres (rArnaiild. t. XXV
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et il planta le drapeau criine prédication puissante, éloquente et austère' ». En lui, la doctrine de Port-Royal trouva un adversaire, un vainqueur et un juge.
Mais Bourdaloue ne défendit pas seulement la vérité contre les attaques des ])rotestants et des Jansénistes, il la défendit encore contre les agressions des Quiétistes, En réfutant les erreurs de Molinos, il avait sapé par la base le système de M'°* Guyon et de Fénelon, système qui, à ses yeux, était aussi contraire au bon sens qu'à la théologie. Avec sa foi profonde, sa forte raison, sa science solide, sa droiture inaltérable, il dégageait la vraie dévotion des fausses maximes d'un mysticisme outré. Mis en garde par son caractère contre les illusions de l'imagination, ce qui faisait qu'en matière de spiritualité, il était le plus sûr et le plus sage des guides, il se montrait, par nature, réfractaire au\ rêveries du Quiétisme. Son opinion sur toutes ces exagérations qui altéraient la vraie piété ('lait connue et faisait dire à Saint-Simon : « La vérité est que le P. Bourdaloue, aussi droit en lui-même que dans ses sermons, n'avait jamais pu goûter ce qu'alors on nommait Quiétisme^. » 11 avait, en effet, en horreur les vagues exaltations et les dangereuses passivités de l'amour pur, il condamnait les contemplations sublimes, les aspirations inassouvies de la grande ferveur, trouvant (jue ces états