Louis XIV à Bouillon. Versailles 14 uoveuibre
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de la monarcllie, dans son amour pour l'Église de France et dans sa respectueuse soumission au roi très chrétien « le délégué de Dieu et son image ^ », Bourdaloue n'inclinait-il pas vers les idées de Bossuet contenues dans le Discou7\s sur V Unité et dans la Déclaration de 1682? Quoique cette question soit très controversée, nous serions porté à le croire. La réserve de Bourdaloue en cette matière est grande, nous le reconnaissons, et aucun de ses sermons ne fait allusion directe h la fameuse Déclaration. Toutefois, le célèbre jésuite n'était pas sans avoir une opinion arrêtée sur une question si importante et il en avait certainement fait l'objet de ses études. 11 est indéniable d'autre part que pour ceux dont il était l'oracle, et ils étaient nombreux, son opinion devait faire loi. Aussi Bourdaloue, l'un des interprètes les plus autorisés de la doctrine leligieuse, ne pouvait que bien difficilement s'empêcher de leur communiquer ses idées et de leur laisser entrevoir son opinion. Ce faisant, il ne cédait pas seulement à son tempérament qui le portait vers la lumière, mais aux besoins et à l'état d'âme de ceux dont il était le guide.
D'après une erreur universellement admise, Bourdaloue croyait, avec les meilleurs esprits de son temps, que la Praginatique sanction était l'œuvre de saint Louis (on a démontré depuis la fausseté de cette assertion), et il faisait découler les prérogatives