I. ORTHODOXIE DE SA DOCTRlNr
vaine ni ;2;ratuit(\ Au lendemain de la D<'claralion de 1682, le P. Alleaume écrivait au ])i'infe de Condé : « Nous avons vu ce malin le P. Bourdaloue à qui nous avons demandé s'il avait dit quelque chose, ce Carême, de l'infaiHihilité du Pape. Il nous a r('|)on(lu que, ((loin d'en avoir parlé, il n'avait pas voulu dire un sermon sur Tinfaillibilité de l'Eglise dans la conjoncture présente • ». Cet aveu nous paraît avoir son importance, le P. Chérot de qui nous vient l'information s'en explique ainsi : (( Le témoignage du P. Alleaume soulève deux questions; la première toute biographique : qu'est devenu ce sermon sur l'infaillibilité de l'Église, distinguée de Finfaillibilité du Pape, que Bourdaloue disait avoir et ne prêcha point? A-t-il été détruit? Est-il devenu sous une autre forme et un nouveau titre le deuxième Sermon pour la Fête de saint Pierre^ sur V Obéissance à l'Eglise, où l'infaillibilité de l'Eglise, les mots s'y trouvent, est prouvée contre les protestants? La deuxième question plus grave est celle-ci : (( Ce silence circonspectissime (comme on disait au xvii*' siècle) confirme-t-il la thèse de Feugère, à savoir que sur le gallicanisme Bourdaloue s'est toujours abstenu'?» Le savant critique semble le croire, mais nous ne partageons pas en cela sa manière de voir. Voici nos raisons; la demande du P. Alleaume et la réponse de Bourdaloue paraissent nous les four-
1. p. Alleaume à Condé. Lettre du 27 mars 1683. Archives de Chan. tilly.