‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 209 sur 347 · Bourdaloue inconnu, pp. 10, 12 et · texte numérisé non relu

Bourdaloue inconnu, pp. 10, 12 et

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nir. Le correspondant de Condé veut savoir si le prédicateur, au cours du Carême de 16(S3, à Saint- Paul, a dit quelque chose de l'infaillibilité du Pape, et, à cette interrogation si précise, Bourdaloue répond que, loin d'en avoir parlé, il n'a pas voulu dire un sermon sur l'infaillibilité de l'Eglise. Pourquoi n'a-t-il pas voulu prêcher le sermon préparé? Sans nul doute c'est, comme il le donne à entendre, à cause des circonstances. Mais n'est-ce pas aussi parce qu'il y a traité la question d'après l'opinion régnante et qu'il ne veut pas par sa prédication fournir un nouvel élément à la polémique si vivement engagée? Lui qui n'était rien moins qu'un novateur, aurait-il pu parler sur ce sujet d'une manière contraire, sans porter atteinte à ces prérogatives dont la monarchie chrétienne était si jalouse et dont il s'était montré jusqu'alors, en toute circonstance, le partisan et le défenseur? Ne voyait-il pas et ne reconnaissait-il pas en Louis XIV le successeur de saint Louis? Dans ses sermons, il vante, en effet, «son application à maintenir l'intégrité et la pureté de la foi, sa fermeté à réprimer l'hérésie, à contenir l'erreur S). Il se plaît à l'y présenter comme « ïèvêque du dehors et le lieutenant du Christ, toujours prêt à étendre la gloire de Dieu et à combattre les ennemis de l'Eglise et de la foi-».

Enfin, dans le Panégyrique de saint Louis ne voiton pas Bourdaloue prendre courageusement position

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