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l.'oUTHODOXIE DE SA DOCTRINE 329
pour la défense des privilèges de TÉglise de France? A riieure des pénibles et douloureux démêlés survenus entre Grégoire IX et Louis IX en 1243, avec quelle fermeté ne soutient-il pas les droits de la monarchie très chrétienne? Qui ne reconnaîtrait la grave portée de ces paroles : « La cour de Rome par des entreprises nouvelles voulut donner quelque atteinte aux droits de sa couronne : vous savez avec quelle vigueur saint Louis agit pour les défendre; nous en avons dans l'histoire les preuves authentiques : mais du reste, comment les défendit-il? Avec un merveilleux tempérament d'autorité et de piété ; c'est-à-dire qu'il soutenait les droits de sa couronne en roi et en fils aîné de l'Eglise, montrant bien qu'en sa qualité de roi il ne reconnaissait point de supérieur sur la terre et ne voulait dépondre que de Dieu seul, quoiqu'en qualité de fils aîné de l'Eglise, il fut toujours prêt à écouter TÉgiise comme sa mère et à l'honorera » Est-ce que les idées de Bourdaloue sur la question du gallicanisme ne se trouveraient pas comme sous-entendues dans ce langage ? Ne pourrait-on pas supposer après cela que le Sermon sur l'infailllhllitè de l'Eglise, dont il parle au P. Alleaume et qu'il ne prêche pas à cause de la gravité des circonstances, resta enfermé dans ses cartons, afin d'éviter le bruit qu'il aurait fait autant par son autorité que par son actualité? Le prédicateur pensait, nous le croyons, comme la généralité des