‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 211 sur 347 · Punétjyrique de sainl Louis, II' partie · texte numérisé non relu

Punétjyrique de sainl Louis, II' partie

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esprits de son temps; la preuve, c'est qu'il se prononçait sur les affaires de la Régale en 1682, comme il s'était prononcé sur les démêlés survenus entre Grégoire IX et saint Louis en 1243.

Bourdaloue n'était pas homme à déguiser sa pensée quand il avait à affirmer ce qu'il jugeait le droit et il était incapable de taire, de mutiler et.de trahir la vérité. Pour juger de son indépendance de parole, on n'a qu'à lire cet autre passage du Panégyrique de saint Loui^.a Quand le Pape Grégoire IX, dit-il, offrait à saint Louis, pour le comte d'Artois, la couronne im])ériale, après avoir excommunié Frédéric II, le roi de France, insensible à son intérêt, mais encore plus incapable de faire servir son intérêt à la passion d'autrui, refusa, sans balancer, l'offre qui lui était faite, il répondit au Pape : « Qu'il suffisait à son frère, le comte d'Artois, d'être son frère et prince du sang; que ce seul avaulage, joint aux prétentions que lui donnaient son mérite et sa naissance, valaient mieux pour lui que l'empire dans les circonstances où l'empire lui était présentée» Il y a pour nous, et par une naturelle association d'idées, une réelle concordance dans ce langage, c'est une orientation ; nous y trouvons comme hi genèse des idées de Bourdaloue sur cette matière. 11 nous semble, en effet, qu'on peut juger de ses idées sur les différends de 1682 par ses idées sur les différends de 1213. Les questions en litige étaient

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