‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 212 sur 347 · I'((néfi>/i-i(it((' (le f<(iiiil jMiiis, II' pniiio · texte numérisé non relu

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L ORTHOpOXir-: DE SA DfiCTRlNE 331

connexes et les intérêts engagés étaient les mênnes. Dans sa sincérité, le prédicateur indéfectiblement attaché aux traditions qui avaient fait de la France la fille aînée de TÉglise et la nation très chrétienne, aurait sans nul doute parlé du gallicanisme dans l'esprit du Seymon sur l Infaillibilité dont il se déclarait l'auteur devant le P. Alleaume et, par prudence, il renonçait à se prononcer publiquement sur ce sujet, voulant aider ainsi à la pacification. Mais si Bourdaloue ne porta |)as la question en chaire, il eut, en maintes circonstances, à faire connaître ses idées comme guide des consciences. Nous persistons à croire que lorsque le dii'ecteur se trouvait dans Tobligation d'éclairer les âmes, il formulait nettement son opinion et que son opinion n'était pas contraire aux libertés de l'Église de France, dont il s'était montré toujours l'intrépide et l'éloquent défenseur. Nous comprenons encore qu'il parlai ainsi à demi-voix et non du haut de la chaire, il y avait dans une telle conduite, en présence de l'exaltation, des esprits, une de ces nuances comme en connaissent seules les belles et grandes âmes. Bourdaloue avait d'instinct l'intuition de ces délicatesses.

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