‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 215 sur 347 · Sermon sur le lieidchentenl île lu jténileiice · texte numérisé non relu

Sermon sur le lieidchentenl île lu jténileiice

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que les foules, avides de l'entendre, couraient à ses sermons.

Par sa trempe d'esprit, Bourdaloue aimait à peindre les mœurs et les caractères, c'était un des dons de son talent. Dans ses peintures, il se montra, en effet, supérieur. Certains de ses auditeurs pouvaient se reconnaître dans ses sermons. Il avait eu de bonne heure cette science prudente, pleine de mesure, de finesse et de pénétration que le Christianisme, de l'aveu de Sainte-Beuve, est incomparable pour aiguiser et pour développer. La connaissance de l'àme humaine lui inspirait des portraits ressemblants et pleins de vie'. Pour aller droit à la réforme des mœurs, il commençait par établir sur des principes bien liés entre eux une proposition morale et après, de peur que l'auditeur ne s'en fît pas l'application, il « la faisait lui-même par un détail merveilleux et où l'existence était peinte au naturel- ». Ses portraits ne sont pas de simples profils, on y découvre tous les traitsdela physionomie et on y saisit tous les détails du caractère. Les ty[)es, ainsi mis en scène, sont vrais, frap|)és à leur marque. Doué d'une finesse d'observation à laquelle rien n'échappe, patient comme un chercheur, Bourdaloue met en plein jour les sentiments et les états d'àmeet, trouvant dans la société dont il est le contemporain des figures singulières et des caractères originaux, il les re|)roduit avec leur vie pro|)re

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