‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 217 sur 347 · scène portait Boilcau à marclier sur ses traces · texte numérisé non relu

scène portait Boilcau à marclier sur ses traces

« Nouveau prédicateur, aujourd'hui, je lavoue,

« Ecolier ou plutôt singe de Bourdaloue,

« Je me plais à remplir mes sermons de portraits <. »

Il ne faudrait pas toutefois s'exagérer la chose. Bien fausse était Topinion de certains de ses contemporains qui ne voyaient partout dans ses discours que des allusions et des personnalités. Ceux qui en jugeaient ainsi auraient bien pu s'appliquer les sages pensées que Massillon devait exprimer du haut de la chaire royale : « Xous cherchons à nos propres portraits des ressemblances étrangères ; nous sommes ingénieux à détourner sur les autres le coup que la vérité n'avait porté que sur nous ; la malignité des applications est le seul fruit que nous retirons de la peinture que la chaire fait de nos vices-. » Certes Bourdaloue ne se défendait pas de viser les événements et les hommes de son temps, et de stigmatiser la conduite scandaleuse des plus grands personnages, mais alors il ne se départait jamais de la réserve et de la charité que lui imposait son caractère sacré. Du haut de la chaire, il dépeignait plutôt les groupes que les individus; il fustigeait des catégories, des classes d'auditeurs qui se trouvaient affectées des mêmes travers et des mêmes erreurs, des mêmes passions et des mêmes vices, et ce n'était

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