‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 221 sur 347 · l'orZ-lioi/al, t. Il, p. I(i · texte numérisé non relu

l'orZ-lioi/al, t. Il, p. I(i

hOtilDALOl'E MOUALISTÉ, SKS l'OftTUAltS 34')

alors les Provinciales, Pascal avait pris parti pour Port-Koyal. Sans se préoccuper de défendre le duc de Liancourt qui, pour motif d'un refus d'absolution, motivé par sa liaison avec les Jansénistes, avait été cause de celte polémique religieuse, Pascal se fit l'avocat d'Arnauld et de ses partisans. Devenu le collaborateur fervent des ennemis des Jésuites, il soutint la cause des Jansénistes avec plus de fougue et de passion que de bonne foi et de modération. De concert avec Arnauld, il employa son talent à calomnier, ridiculiser et perdre les Jésuites auprès de ses contemporains, ressassant contre eux un tas de fausses et ineptes imputations, prétendant qu'en fait de morale ils n'étaient que des casuistes ignares et corrompus et tout cela sous prétexte de venger la religion faussée et outragée. Si les Provinciales avec leur mérite littéraire, a dit de Maistre, avaient été écrites contre les Capucins, il y a longtemps qu'on n'en parlerait plus^ Ce qui a fait leur réputation c'est la réputation même des Jésuites plutôt que la verve et l'éloquence de leur auteur. Aussi, au xvii® siècle, ce libelle fut loin de produire l'effet attendu par Port-Royal, on le considéra comme un infâme pamphlet où l'on osait prétendre que tous les Jésuites sans exception aucune n'étaient que des prêtres relâchés et hypocrites. Les Provinciales soulevèrent l'opinion contre elles-mêmes et elles ne furent goûtées que des hérétiques et des libertins,

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