‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 222 sur 347 · Soirées de Sainl-Péfertihour · texte numérisé non relu

Soirées de Sainl-Péfertihour

des impies et des athées. Très vivement ému de ces attaques, éprouvant le besoin de défendre l'honneur des siens comme son bien propre, Bourdaloue répondit aux lettres Provinciales avec toutes les indignations de sa piété filiale outragée. Il sut mettre à découvert tout ce qu'il y avait de faux, d'exagéré, de jiassionné dans leurs accusations et, avec sa réputation d'homme intègre, lui qui n'avait pas à se tourmenter personnellement d'imputations impuissantes à l'atteindre, lui qui était le religieux de son temps le plus sévère sur les mœurs, il confondit ses adversaires, et sa prédication fut la meilleure et la plus éloquente réponse faite aux Provinciales.

Bourdaloue était l'ennemi de la morale relâchée. Cette prétendue morale aisée, facile et commode répugnait essentiellement à sa conscience droite, pure et rigide. On trouve dans ses sermons la réfutation complète des calomnies répandues contre les Jésuites; tous les faux principes y sont mis à néant. Pour s'en convaincre, il suffit d'entrer dans le détail de ces » imputations odieuses' ». Ainsi, aux calomnies que Pascal lance contre les directeurs complaisants « qui rendent la confession aussi aisée, dit-il, qu'elle était autrefois difficile et qui permettent aux pécheurs de dissimuler les circonstances aggravant leurs fautes- », Bourdaloue répond : « La pénitence doit faire en nous la fonction de la justice et

1. Mémoires pour servir à V histoire de M'"" de Maintenun, t. Il, ch. via, p. 132.

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