‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 223 sur 347 · Lettre dixième · texte numérisé non relu

Lettre dixième

(lo la colère de Diou, de la justice de Dieu pour nous condamner, de la colère de Dieu pour nous punir '. » Au sujet des « opinions probables qui peuvent, au dire du casuiste imaginé par Pascal, être suivies sans aucun scrujtule- », le prédicateur déclare : « Le Clii'istiaiiisme a commencé par une obéissance qui anéantit tout ce qu'une \aine subtilité peut nous suggérer;... j)ar une obéissance qui condamne sans réserve tant de dispenses abusives que nous nous accordons, tant de singularités odieuses que nous aPTectons, tant d'exce])tions de droit commun que nous couvrons du voile d'une prétendue nécessité, tant de raisonnements frivoles et mal fondés, tant d'opinions hardies et trop larges, tant de probabilités chimériques, tant de détours et de raffinements où nous altérons la pureté de la loi : en sorte que toute étroite qu'elle est, elle ne nous oblige plus qu'autant que nous le voulons et de la manière que nous le voulons^.» Est-ce clair? Y a-t-il dans ce langage la concession la plus légère faite à une morale commode ? Peut-on, après cela, suivre en toute tranquillité de conscience ces opinions probables qui se réduisent presque toujours à n'être que des raisonnements frivoles, des opinions larges et hardies, des probabilités chimériques, des détours et des raffinements pour altérer la pureté de la loi? En ce qui concerne la rectitude, la droiture d'in-

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