Ser7non sur la Hestilutiûti
vants, se vantant de corrompre toutes les classes de la société, Fincorruptible censeur recueille les griefs lancés contre son Ordre et il les réduit en miettes. A tous ces accommodements scandaleux : « Nous avons des maximes pour toutes sortes de personnes, pour les bénéficiers, pour les prêtres, pour les religieux, pour les gentilshommes, pour les domestiques, pour les maîtres, pour ceux qui sont dans le commerce, pour ceux qui sont mal dans leurs affaires, pour ceux qui sont dans Tindigence, pour les femmes dévotes, pour celles qui ne le sont pas \... » Bourdaloue répond de manière à confondre les calomniateurs. Sur tous les points, il fait justice de ces affirmations impies. Il condamne la simonie, reprochant aux bénéficiers (( de faire servir la majesté divine à leurs intérêts- » ; il condamne les ministres prévaricateurs, leur déclarant que la « justice divine s'exercera jusqu'à la rigueur contre eux -^ » ; il condamne les grands, leur « attribuant l'éternelle damnation des indigents par les occasions de péché où ils les mettent^ » ; il condamne les riches qui ne donnent point aux pauvres, car ils doivent « les aider non seulement de leur superfiu, mais même de leur nécessaire^ »; il condamne les femmes mondaines, « uniquement occupées à parer leur corps, à le couvrir, à l'embellir, à le plâtrer, ce