Ibid
BOUBDALODE MOBALISTE, SES POBTBAITS 351
qui en fait l'idole du monde et une victime de l'enfer ' ».
Ainsi, Bourdaloue, au cours de ses Sermons^ de ses Instructions^ de ses Retraites, défendait vaillamment les âmes en vengeant Thonneur des siens. Il n'est pas une seule des calomnieuses imputations, renfermées dans les Provinciales, à laquelle il ne réponde, « allusions vivement touchées, a dit Sainte-Beuve, dont ne se faisait pas faute l'éloquent et habile prédicateur- ». L'esprit excellemment chrétien de Bourdaloue, on ne saurait le révoquer en doute, fut toujours l'esprit des Jésuites et, en dépit des critiques amoncelées par Pascal et les Jansénistes, la morale de sa Compagnie fut toujours digne de la morale de l'Évangile et de la croix. Nos lecteurs nous pardonneront cette rapide digression sur les Provinciales, elle avait sa raison d'être et son utilité. Il convenait de montrer que ce ne fut ni en flattant les inclinations de la nature déchue, ni en favorisant ses aises et ses lâchetés, mais en appliquant les âmes au sacrifice, que les Jésuites s'efforcèrent de dégager la société du xv!!*" siècle de ses passions et travaillèrent sans relâche à l'épurer et à la grandir. Bourdaloue, comme ses frères, croyait fermement à la vertu mystérieuse du renoncement volontaire et nul esprit de bonne foi n'ignorait que la vertu, dans ce qu'elle avait de plus pur et de plus élevé, était le {patrimoine sacré et inadmissible de sa