Sermon sur l'Hypocrisie
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tiine. Boiirdaloue, en son Set^mon sur C Hypocrisie, a désigné le Tartufe ai l'a voulu flétrira » Il y prend à partie, dit-il encore, « le libertin qui a intérêt à se prévaloir de l'hypocrisie d'autrui pour montrer que les prétendus gens de bien et que les dévots surtout ne sont pas meilleurs que lui-même* ».
A la juste condamnation du Tartufe^ nous devons ajouter la flétrissure et la réprobation des Contes de La Fontaine. C'est, dans le Sermon sur V Impureté^ que Bourdaloue s'élève contre ce livre en termes indignés . « Où est aujourd'hui l'innocence et la simplicité ? Si on ne fait pas tout le mal, on veut le pouvoir et le savoir faire. Vous diriez que la nature n'est pas assez corrompue et qu'il faut y ajouter l'étude pour se faire une science de ses désordres mêmes. Paraît-il un livre diabolique qui révèle ces mystères d'iniquité, c'est celui que l'on recherche, celui que l'on dévore avec tout l'empressement d'une avide curiosité. Que l'imaginalion en soit infectée, qu'il fasse des impressions mortelles dans le cœur, que le venin qu'il inspire aille jusqu'à la ])artie de l'àme la plus saine, qui est la raison, il n'impoj'te; c'est le livre du temps qu'il faut avoir lu, et cela sans égard au péril qui s'y rencontre, comme si l'on était sûr de la grâce, et qu'on eut fait un pacte avec Dieu, pour avoir droit de s'exposer sans précaution aux 0(;casions les plus prochaines, (lar celle-ci, je dis cette curiosité de savoir ce qui doit