Ibid
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méditation que vous auriez continuée ^ » Alin de mettre sa conscience à l'aise et en paix, il entre dans tous les détails de la vie si occupée de sa puissante cliente. « Si vous avez des lettres à écrire et qu'elles soient d'une nature à ne pouvoir être différées, vous abrégerez votre prière etvousdemeurereztranquille... Quand vous serez à Saint-Cyr et qu'il vous faudra vaquer à quelque chose du règlement ou de l'intérêt de la maison, vous vous absenterez des vêpres et vous n'en aurez aucune peine : c'est Dieu qui le veut, et il lui faut obéir... Faites vos œuvres avec discernement, ne consumez pas les talents, l'esprit, le crédit que Dieu vous a donnés à faire de bonnes œuvres peu considérables pendant que vous pouvez en faire de plus importantes : car dans la place où Dieu vous a mise, il ne se contente pas que vous fassiez du bien mais de grands biens... Je ne vous dis pas ceci pour vous inquiéter ou vous embarrasser, mais pour vous encourager et exciter votre zèle. C'est à vous à examiner devant Dieu ce que vous pouvez et c'est à vous de profiter des occasions que la Providence fera naître pour parler et pour agir utilement ; alors votre action sera une excellente prière-. »
La conscience délicate de M"^ de Maintenon soumettait à Bourdaloue tout ce qui pouvait être pour elle une cause de scrupule et de trouble et celui-ci l'éclairait en lui ordonnant toujours ce qui convenait le mieux à son état. « Quoique la posture dans