‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 25 sur 347 · Lundis · texte numérisé non relu

Lundis

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certain T^ère, nalit'dc Bourges, en Berry, qui prêche à l'église de la rue Saint-Anloine, avec tant (réloquence et une si grande affluence de peuple que leur église est plus que pleine... Ces bons |)ères de la société le prônent à Paris comme un ange descentlu du ciel'.» Et, en même temps, M""" de Sévigné, M'"" de Scudéry, Dangeau, Bussy et tous les journaux le comblaient de louanges. Le retentiss(;ment de sa prédication, au cours de l'avent de 1669, fut tel que « son père partit de Bourges pour aller l'entendre, mais il mourut en chemin-' ». Il est regrettable que le P. Bretonneau, dans son édition, n'ait pas marqué les sermons prêches à l'église de la Maison professe. Ils auraient une saveur particulière, car la voix nouvelle faisait déjà courir tout Paris.

Mais ni la renommée, ni l'empressement des grands et du peuple, rien de ce qui est capable de gâter un caractère en l'enivrant de ses triomphes, ne devait parvenir cà détourner Bourdaloue de la voie droite où il avait engagé sa vie, la modestie était sa sauvegarde. Chaque jour ses belles qualités ne faisaient que s'affirmer et grandir. Sa conduite d'une seule ligne était nalurelle à la simplicité de so'n âme. Il avait une virilité qui le préservait contre les attraits du monde et l'exemptait de ses corruptions. Des esprits prévenus et méchants trouvèrent à redire à une tenue qui les condamnait et lui reprochèrent d'être traj) rigide et d'une l'égularité exa-

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