‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 265 sur 347 · Sp7-mon sur l'Oisiveté · texte numérisé non relu

Sp7-mon sur l'Oisiveté

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masses et sont rejetés par elles avec le régime dont ils étaient les fondements, avaient pour eux, au xvii^ siècle, la faveur publique, et ne méritaient pas, malgré tous les abus commis en leur nom, les condamnations et les haines dont ils sont devenus l'objet dans nos démocraties. N'ont-ils point fait, pourquoi l'oublier? le bonheur du peuple et sa grandeur et justifié son amour et sa fidélité à travers les âges pour la royauté?

Ces pensées de Bourdaloue, disséminées dans ses sermons, ne constituent pas un traité doctrinal ex professo, elles ne forment pas même, tant elles sont éparses, un ensemble coordonné de considérations en matière politique. Pour les trouver dans ses œuvres, sous une forme expresse, il faut les extraire de son Panégyrique de saint Louis. Là, en etTet, le célèbre jésuite trace, avec netteté et conviction, les grandes lignes du pouvoir des rois et du gouvernement des peuples et il y fixe avec force, précision et étendue les droits et les devoirs des souverains et des sujets. Entendons-le formuler les obligations strictes et rigoureuses imposées par Dieu aux conducteurs des peuples. Tout d'abord, d'après lui, un roi doit être le père de ses sujets et le premier serviteur de Dieu. « Le père de ses sujets, dit-il, car il doit les aimer comme ses propres enfants. Dieu l'a choisi pour son peuple et son peuple n'a pas été choisi pour lui, et il doit se faire une obligation et un mérite de lui consacrer ses divertissements et son repos, sa santé et jusqu'à sa vie. Je dis sa vie, qui toute nécessaire

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