‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 27 sur 347 · Lettre à Falconnet, 14 janvier · texte numérisé non relu

Lettre à Falconnet, 14 janvier

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loue n'était ni un coloriste ni un rhéteur; il avait l'horreur de l'emphase, il ne visait jamais à TelTet. Son style parfois avait quelques négligences, et les critiques trouvaient « certaines de ses expressions insuffisamment polies et distinguées* ». Mais ces ombres se trouvaient etracées par sa correction habituelle, par sa sobriété, par son bon goût et surtout par la qualité rare qu'il possédait au suprême degré et que Cicéron appelle « la popularité de l'expression- ». Nous verrons, au cours de cette étude, si le puissant prédicateur manqua de variété et d'imagination et si son éloquence se ressentit de ces prétendues lacunes et de ces prétendues imperfections.

Grâce à une organisation vigoureuse et résistante, Bourdaloue était de force à accomplir les plus durs et les plus longs travaux. Taillé [)our supjiorter les fatigues de l'apostolat, superbe de jeunesse et de vie, il plaisait et s'imposait aux foules parla simple vue. Les contemporains nous en font ce portrait : « D'une taille au-dessus de la moyenne, il avait la tête intelligente et énergique, le front large et découvert, les yeux vifs et pénétrants; sa voix sonore, résonnante, aux intonations justes, remi)lissait les églises les plus vastes, et son geste était sobre et naturel-^ » Avec son extérieur doux et grave, son air franc, une rondeur familière un peu brusque, son œil vif et profond, sa belle diction, une action soutenue par

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