‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 300 sur 347 · Lettre de cette époque · texte numérisé non relu

Lettre de cette époque

BOURDALOUF, l'hOMME ET LE PRÊTRE 471

Sanleul à se rendre à Bùville chez les Lamoignon et le lui disait de cette façon charmante : « D'un cœur aussi grand et aussi bon que le vôtre, il n'y a rien qu'on ne doive attendre. Si cela est, Monsieur, oubliez, et pour m'en donner une marque certaine ne vous conteniez pas de m'envoyer ici le^s mots que vous me faites espérer. Venez les apporter vousmême, et soyez sur que vous y serez mieux reçu que vos ouvrages. C'est pourtant beaucoup dire; car quelle estime n'y a-t-on pas pour tout ce qui vient de vous*. » Et comme Santeul était dans la faveur du grand Condé et le poète de la cour de Chantilly, Bourdaloue ajoutait : « Vous ne trouverez pas ici des Princesses du sang et des Altesses Sérénissimes qui vous fassent leur cour, mais on me charge de vous dire que vous y serez écouté comme un oracle. » La même année le P. de La Rue lui écrivit à son tour : « Il faut que vous ayez un grand fonds de modestie pour estimer l'amitié de gens comme nous, ayant, comme vous l'avez, le cœur des Princes et des Princesses ~. » On le voit, l'intervention de Bourdaloue avait été bonne, la paix cette fois était bien conclue, la main même du Rancunier y apposait sa signature, mais Santeul ne devait pas en jouir longtemps, il mourait le 5 août 1697.

Bourdaloue entretenait encore d'excellentes relations avec Les Pelletier, et, s'il ne leur était pas aussi intimement attaché, il avait avec eux des

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