‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 301 sur 347 · BOLRDALOUÉ · texte numérisé non relu

BOLRDALOUÉ

rapports suivis et affectueux qui lui étaient à la fois précieux et agréables. Contrôleur général des Finances, prévôt des marchands, Claude Le Pelletier se faisait remarquer par ses principes de grand chrétien. Apparenté au chancelier Le Tellier, formé à l'école des magistrats les plus célèbres, les Bignon et les Mole, il devint le successeur de Colbert et mérita Testime et la confiance de Louis XIV. De son mariage avec Marguerite Fleuriau d'Armenonville il eut dix enfants, quatre fils et six filles et, en donnant ses soins les plus dévoués au gouvernement de l'Etal , il ne négligeait pas ses devoirs de chef de famille et veillait à la bonne direction de sa maison. Nous avons cité dans un des chapitres précédents une lettre de Bourdaloue sur la vocation d'une de ses filles à la vie religieuse ' et nous y avons vu combien le ministre prenait au sérieux ses obligations de ])ère. Par ses qualités et son savoir, le chancelier était à la hauteur de sa charge, mais une extrême délicatesse de conscience ne lui permettait pas de partager certaines idées de Le Tellier et de Louvois ses protecteurs et ses amis, ni d'accepter toutes les volontés de Louis XIV. Aussi, quoique pour se l'attacher, le roi lui eût associé son frère Michel Le Pelletier de Souzy, le premier ministre ne tarda pas, devant les responsabilités qu'il craignit d'assumer, à résigner ses hautes fonctions. Toutefois, sur le désir du souverain, les deux frères demeurèrent encore

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