‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 302 sur 347 · Du 11 septembre · texte numérisé non relu

Du 11 septembre

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aux affaires et continuèrent u mettre leurs talents et leur dévouement au service de l'Etat. Ce ne fut qu'en 1(397 que Claude Le Pelletier quitta la cour et recouvra sa liberté.

A Paris, il continua à exercer une grande influence et la meilleure société fréquentait ses salons. « Il recevait dans son hôtel de la rue Vieille-du-Tem|)le, aujourd'hui démoli, les hommes les plus maïquants dans les lettres et les sciences aussi bien que dans l'administration du royaume ; le cardinal d'Estrées, le grand écuyer Béringhen (l'ami de M. de Meaux), le maréchal de Catinat, Pomponne, Fénelon, Bossuet... A la campagne, à Villeneuve-le-Roi, la société était plus intime et plus simple ; on y rencontrait : l'abbé de Fleury, l'abbé Vilement, Eusèbe Renaudot, Mabillon, le P. Bourdaloue, Santeul, Hersent et aussi le célèbre RoUin qui avait été le condisciple des fils de Claude Le Pelletier et le maître de ses petits-fds ^ » Tous ces hommes aussi religieux que doctes traitaient au cours de leurs réunions les questions les plus hautes, et souvent Bourdaloue, comme à Bàville chez les Lamoignon, prononçait le mot décisif sur les points qui étaient en litige-'. On comprend que l'éloquent jésuite se plût à visiter souvent l'ancien ministre et trouvât un vrai charme à se mêler à sa compagnie, soit à la ville, soit aux champs.

i. Bourdaloue incon?iii.

2. Santeul dans la pièce intitulée : Ad l'eleleriu»), regni administrum in villa sua 7'usticanleni, Sanlolii Viclorini qiierimoniu.

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Un autre milieu très aristocratique comptait encore Bourdaloue au nombre de ses familiers. Malgré le peu de sympathie éprouvé pour lui par M™" la duchesse de Longueville, il fréquentait assez assidûment, à cause surtout des liens qui l'avaient attaché à Henri II de Bourbon, la famille dont la fille de M. le Prince par son mariage avait pris le nom. Il voyait chez les Longueville, a dit l'abbé Labouderie, tous ceuv qui passaient pour être les coryphées du parti janséniste ^ La duchesse, qui était l'admiratrice d'Arnauld et la propagatrice zélée de la doctrine de Port-Royal, se trouvait quelquefois en désaccord et aux prises avec lui, mais, sans se départir alors de la courtoisie et du bon ton qui convenaient à une grande dame. Parfois la princesse du sang semblait vouloir faire oublier à Bourdaloue le Mémoire qu'elle avait adressé au roi et dans lequel elle s'était élevée si injustement contre ses idées et sa personne. Le souvenir des rapports du prédicateur a\ec M. le Prince, comme s'il lui eût fait pressentir que Bourdaloue était appelé à rendre un jour, alors qu'elle ne serait plus de ce monde, un hommage solennel à la mémoire paternelle, paraissait adoucir et calmer son âme ardente et Tancienne frondeuse, dont la pénitence devait être si héroïque, était heureuse et fière de voir l'éloquent jésuite se mêler à la noble compagnie de ses salons. 11 convenait de faire une place dans cette étude aux relations aussi hautes

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