OrnisoH fiuH'hre du jx-ince de Condé
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qu'il en soit, lîourdaloue fut « celui, comme l'avoue Sainte-Beuve, dans les mains duquel les plus grands personnages remettaient leur conscience et qu'ils prenaient pour confesseur après qu'il les avait convertis ^ » Son ministère était si recherché que M"* de Sévigné observe dans ses Lettres^ comme une chose digne de remarque : « M'"^ de Maulevrier renvoie tous les gens qui veulent lui parler de consolation jw^^w'aw P. Bourdaloue-. »
Il serait impossible de citer tous les personnages de marque qui trouvèrent la consolation de leur àme dans son ministère. W Madeleine de Lamoignon, la fille du premier président, l'héroïne de la charité, dont toute l'existence fut consacrée au bien, la distributrice des aumônes du roi, « la grande aumônière », après avoir eu Bourdaloue pour directeur durant sa vie, tint à être assistée par lui à l'heure de la mort. Celle qui fut la providence des pauvres au xvif siècle avait donné à son directeur toute sa confiance et tout son dévouement. Dans une circonstance, Boileau avait prié Bourdaloue de faire connaître à M"^ de Lamoignon une famille pauvre, digne de ses sollicitudes, et le prédicateur répondait au poète : « J'ai vu M"^ de L... Tout est réparé, les pauvres gens sont pourvus^. » Ce qui doublait le prix des largesses de la grande aumônière, c'est qu'elle avait appris de son guide spiri-