‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 309 sur 347 · LeUre du 25 novembre · texte numérisé non relu

LeUre du 25 novembre

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tuel à secourir les âmes mieux encore que les corps. Un jour, au cours d'une visite de lUjuidaloue ù Bfiville, pendant les vacances, on rapporte d'elle ce joli trait. Dans son amour pour les humbles et les petits, elle pensa qu'il serait bon que le visiteur fît l'aumône de sa bonne parole aux domestiques du cliàleau et aux paysans du village. Le grand prédicateur y consentit, mais après avoir attentivement écouté son instruction catéchistique. M"" de Lamoignon lui fit une surprise. Se levant tout à couj) au milieu de l'assemblée, elle pria lîourdaloue de vouloir bien l'interroger en présence des villageois et des serviteurs, se proposant de leur montrer par son exem|»le à ne point rougir de la religion. Le Père et les assistants furent tous édifiés de son humilité'. A l'heure de son agonie, Bourdaloue, selon ses volontés, était auprès d'elle et récitait des prières qu'elle répétait avec une foi vive et un grand amour. Llle mourut en KkST. Au dire d'un de ses contemporains, il y avait « un je ne sais quoi de doux et de céleste sur son visage de morte », c'était le reflet de sa belle Ame. Au souvenir de ses bienfaits, Boileau qui, gràc(^ à l)Oui'daloue, avait |)U apprécier toute l'élévation et toute la géui-rosité de son cœur consacra ces vers à sa mémoire :

Aux sublimes vcrliis uounie eu sa famille

C.cUe aduiirahle vl saiule lille Ru tous lieux signala sou liuuiblc piélé

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