‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 313 sur 347 · Lettre à M"" de lAiynes, 11 août · texte numérisé non relu

Lettre à M"" de lAiynes, 11 août

BOLRDALOl E, l/flOM.ME HT Li: PKÈTRK 487

prend qu'avec de telles qualités et qu'avec de tels dons, les deux grands hommes fussent faits pour s'estimer et s'entendre, sympatliiser et s'entraider. Du reste, plus encore que les riches facultés de leur nature, les influences toutes puissantes de la grâce les rapprochaient et les unissaient l'un à l'autre. Les grands apôtres, ceux que Dieu a prédestinés à la propagation de son verbe, sont supérieurs aux petitesses de l'amour-propreet, interprètes éloquents de la vérité, ils applaudissent de tout cœur aux paroles éloquentes qui tombent des lèvres inspirées. Les succès de Bourdaloue ne répandirent jamais l'ombre la plus légère sur les triomphes oratoires de Bossuet, de même que les triomphes de l'évêqne de Meaux ne voilèrent jamais les succès oratoires de notre prédicateur.

Le moment est venu de donner un détail qui ne manquera pas de causer une certaine surprise à nos lecteurs. Près de dix ans avant sa mort, Bourdaloue, qui, en qualité de prédicateur du roi, recevait de Louis XIV, à ce titre, une gratification annuelle, fut pendant quelque temps, soit par négligence, soit par oubli, privé de ce secours. Une lettre écrite par lui au Contrôleur général des Finances, Phélypeauxde Pontchartrain * en informa le ministre en ces termes : « Toutes les ])etites douceurs de ma vie dans la communauté où je suis roulent sur la gratification du roi, dont, par un effet

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