Le successeur de Claude Le Pelletier
488 nOURDALOUE
de votre bienveillance, Monseigneur, j'ai été toujours payé, à la réserve de ces deux dernières années (1693 et 1694). Je suis le seul prédicateur à qui le roi ait accordé cette grâce, et par là je pourrais vous dire que mon exemple sera sans conséquence. Il y a vingt-six ans passés que j'ai Thonneur de servir Sa Majesté dans ce ministère, prêchant alternativement dans sa chapelle d'une année à l'autre ^ » C'était une lettre de rappel. Quand Bourdaloue avançait qu'il était le seul prédicateur royal, ayant joui de cette grâce, il n'entendait pas dire que les prédicateurs de la cour ne recevaient pas pour leurs stations des honoraires du trésor ', mais que par une faveur particulière, il avait en plus de ces honoraires une pension personnelle du roi ^ Aux termes de sa lettre, il aurait été jusqu'alors le seul stationnaire jouissant de ce privilège. D'après Dangeau, pareille faveur aurait été accordée plus tard au P. Gaillard^. Bourdaloue n'avait plus à craindre pour l'avenir le moindre oubli à ce sujet, car Michel de Chamillart, le neveu de sa sœur (Anne Bourdaloue), allait être appelé à la succession de Phélypcaux de Pontchartrain le 5 septembre 1699.
Le nouveau Contrôleur général ne se borna pas, en effet, à assurer les intérêts et les droits du prédicateur royal, il entourade sa protection, sur sa demande, les Jésuites de Trêves et leur accorda de justes secours à