‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 316 sur 347 · Lettre du 9 avril · texte numérisé non relu

Lettre du 9 avril

Paris, dans les églises de la province et même de la campagne. L'apôtre necessaitde se dépenser et de se donner sans mesure. En 1()92, le maréchal de Bellefonds l'engageait à aller prêcher à Vincennes la fête de sa dédicace, le jour de Sainte-Thérèse, et l'éloquent apôtre, se trouvant empêché, exprimait ainsi le regret de ne pouvoir répondre à cette flatteuse invitation. « Bien loin, Monseigneur, que je crusse me rabaisser en allant prêcher la fête de votre dédicace, je considérerais cette occasion comme l'une des plus avantageuses, et môme, selon l'homme, des plus agréables que mon ministère me puisse fournir... J'y trouverais mon utilité en plus d'une manière, et, sans y rechercher autre chose que le fruit de l'Évangile, je suis sûr, pour |)eu que vous eussiez la bonté de me communiquer vos pensées, que les miennes, dans les sujets que je traite, en deviendraient plus fortes et plus touchantes. Mais il m'arrive dans mon malheur que je ne puis. Monseigneur, profiter de l'avantage que vous me présentez, ayant ici des engagements qui m'empêchent de disposer de moi, surtout pour le mois d'octobre '. » Les regrets de Bourdaloue étaient sincères, il était pris, en effet, pour les fêtes de la Toussaint et pour l'Avent dans la paroisse de Saint-F'aul. Il lui eût été doux et précieux de pouvoir se trouver en contact avec le gentilhomme si profondément chrétien qui avait contribué, |tar ses conseils et ses exemples, à arracher M"'" de La \ al-

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