‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 317 sur 347 · Lettre (lu 14 juillet · texte numérisé non relu

Lettre (lu 14 juillet

HoinDAi-oui:, i.'iioMMi: i;t le J'Hkihi; 4'.)I

Hère de la coui- cl qui, |)ai- rélévatiou do ses sentiments, avait mérité cet éloge d'un juge non sus|)ect: «■ Bellefonds est incapable de l'ien dire qui puisse être contraire à la vérité, quand même il est prié de parler pour ses intérêts^» Quelques années plus tard la maréchale de Bellefonds, devenue veuve', en résidence au château de Vincennes, invitait à son tour Bourdaloue à aller y prêcher les fêtes de la Pentecôte, et celui-ci s'y était engagé pour le lo mai 1704, le jour même, hélas! où il devait être si subitement emporté par la mort.

Mais les années s'avançaient et l'apôtre, qui n'avait jamais compté avec la fatigue, sentait décliner ses forces et voyait approcher le terme de sa course. Une de ses grandes et suprêmes joies fut d'assister aux débuts de Massillon dans la chapelle de l'Oratoire et à Notre-Dame. Lui, qui était encore le prédicateur applaudi, oubliait ses propres succès pour ])roclamer ceux de son émule et, dans son admiralion, il disait à ses intimes demandant à connaître son impression : Illum ôportet crescere^ me autem minui! Cette parole était d'un heureux présage et le jeune oratorien, à son entrée dans la carrière apostolique, ne pouvait recevoir un plus bel éloge. Cet encouragement, tombé des lèvres éloquentes qui avaient su retenir l'attention de Louis XIV durant plus de trente ans, était du plus haut prix et ne pouvait que porter bonheur. Massillon semblait être

Page 1