‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 320 sur 347 · Correspondant. 25 septembre · texte numérisé non relu

Correspondant. 25 septembre

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bienveillance pour moi, soit à cause de la candeur de son àme si transparente et si pure. iVul n'est plus aimable, d'un esprit plus charmant, d'une gaîté plus sympathique'.» Le docte ami de Bossuet qui jugeait ainsi Courdaloue ne se trompait |)as. Retiré chez les Jésuites de la Maison professe, le digne prélat pouvait mieux que tout autre se prononcer sur les mérites du prédicateur. Vivant à ses côtés, il le voyait à l'œuvre et ne le flattait pas. L'amitié de l'ancien évoque d'Avranches fut une douce consolation que la Providence ménagea à l'apôtre vieilli et prêt à quitter ce monde. Etroitement unis durant leur vie, Bourdaloue et Huet ne devaient pas se séparer même dans la mort ; le prélat voulut reposer auprès de l'éloquent jésuite dans les cryptes de Saint-Louis et mêler ses cendres à ses cendres.

Un autre prince de FLglise, le cardinal de Bouillon, dont nous avons eu l'occasion d'apprécier les sentiments d'admiration et de sympathie pour Bourdaloue, avait pu apprécier à son tour la bonté de son cœur. Sous le coup de la disgrâce, le grand aumônier de France, condamné à l'exil par Louis XIV à cause de l'appui qu'il avait prêté à Fénelon dans les afï'aires du quiétisme, trouvait force et consolation dans son amitié. Réfugié à Rome, l'asile des grandes infortunes, il recevait les encouragements de Bourdaloue. «Je profite. Monseigneur, lui écrivait le prédicateur, de la commission dont Votre Altesse m'a

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