Le P. ThjTse Gonzalez
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ioire et nous Tentendons, dans sa modestie, se plaindre amèrement de ne l'avoir pas su mieux remplir. En revivant ce long et laborieux passé, Bourdaloue ne se consolait pas des imperfections de son œuvre, il demandait à Dieu de bénir des sermons que sa grâce seule pouvait rendre fructueux, et il se reconnaissait un serviteur inutile. Cependant, même en ces derniers temps, rien de ce qui touchait à la prédication ne lui était indifférent. A Toccasion de la publication faite par le P. Bouhours des Pensées mgénieuses des Pères^ il lui disait : « Tous les prédicateurs vous sont infiniment obligés du soin que vous avez pris de leur marquer ainsi tout ce qu'il y a de plus propre à enrichir leurs sermons, et quoique je sois au bout de ma course, je ne laisse pas de prendre part à la reconnaissance qu'ils vous doivent'.» Ainsi Houi'daloue s'intéressa toujours à l'éloquence de la chaire dont il était et dont il demeurera l'un des meilleurs modèles et Tun des plus grands maîtres.
Une lettre de l'éloquent sermonnaire à M^' François Bochart de Saron,évêque de Clermont, écrite moins de trois ans avant sa mort, nous montre le prédicateur assistant à une oraison funèbre de Monsieur, frère du roi, Philip|)e d'Orléans, prèchée au Val-de-Gràce le 31 août ITUl par le neveu de ce prélat ~. Dans cette lettre, Bourdaloue parle comme