‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 330 sur 347 · Lettre du 28 mars 168J · texte numérisé non relu

Lettre du 28 mars 168J

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qiience dont il était Tun des maîtres, mais la réalité ne justifiait par leur frayeur ; Bossuet dit que « la main de Dieu n'efface que lorsqu'elle se dispose à écrire». Habitante assidue des hauts sommets, largement et délicatement nourrie de la culture grecque et de la culture romaine, l'éloquence religieuse en France, loin de dégénérer et de devenir muette, ne devait point cesser encore de transporter et d'émouvoir les esprits et les cœurs. La chaire était parvenue chez nous à l'époque la plus brillante et la plus féconde de son histoire et, par la puissance éminemment inspiratrice du souffle divin, elle comptait à sa gloire de brillants orateurs. Aussi, devant les cercueils de Bossuet et de Bourdaloue à peine fermés, ceux qui entendaient la voix de Massillon se disaient avec confiance : Non, non, le silence ne se fait pas quoique nos grands morts se taisent, nous subissons le charme d'une parole nouvelle et ses accents nous apportent dans leur mélodie l'écho des voix qui ne sont plus.

Aujourd'hui, quand, a|)rès deux siècles écoulés, on entre dans l'église Saint-Paul-Saint-Louis de la rue Saint-Antoine, on trouve encore les traces de la place occupée par Bourdaloue et l'on sent que sa mémoire y est toujours vivante et en honneur. Dans cette enceinte jadis si fréquentée et si richement dotée en merveilles artistiques (tableaux de Simon \ ouetet de Philippe de Champagne, statues et bas-reliefs de Jacques Sarazih) ', une main mystérieuse semble

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