Lettres, t. I, p. :i
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insensibles! . . . mallieur à vous, hypocrites! . . . malheur à vous qui, par vos scandales et vos pernicieux exemples, faites périr l'âme de vos frères!... Ces oracles de notre foi se changeront en autant d'arrêts dans le jugement de Dieu^ »
Si la sévérité du jugement de Dieu est fondée sur la foi du clir(''tien, elle est encore fondée sur la raison de l'homme pécheur. « Nous avons une raison qui, indépendamment de la foi, nous gouverne, qui subsiste même api'ès le péché... Cette raison a des lumières que toutes les passions ne peuvent éteindre, soit que nous considérions cette raison dans sa pureté et son intégrité..., soit que nous la considérions dans sa corruption, dans l'état où nous l'avons réduite ])ar nos désordres, je dis que Dieu s'en servira i)0ur nous juger. Pourquoi? parce qu'il nous jugera non seulement par les connaissances naturelles que nous avons eues du bien et du mal, mais même pour nos propres erreurs... Voyons si votre vie a été une vie raisonnable, une vie d'homme C'est alors que Dieu nous produira cette suite affreuse de péchés dont saint Paul fait aux Romains le dénombrement... Où est-elle votre raison? Que vous dictait-elle ? Quelles routes vous montrait-elle avant que la passion l'eût aveuglée? Quelles ténèbres où vous l'avez ensevelie, et, puisqu'elle ne vous a pas servi de guide, qu'elle serve maintenant contre vous et de témoin et de juge'-. » Dans ce langage aussi