‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 53 sur 347 · Sermon srir les Tentations · texte numérisé non relu

Sermon srir les Tentations

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serait le plus grand des miracles. Non, non, je ne me persuaderai jamais qu'une chaii', nouriie dans le plaisir, puisse entrer en lice avec les tourments et avec la mort... Je me défierai toujours que de la délicatesse des repas, des habits, de l'équipaiie et du train elle puisse passer à la rigueur des prisons et des chevalets. 11 faut qu'un alhlète, pour combattre, se soit auparavaut formé par une abstinence régulière de toutes les voluptés des sens et par une épreuve constante des plus rudes fatigues de la vie ; car c'est par là qu'il acquiert des forces;... c'(;st par la grâce qu'il faut vaincre et nous dompter nous-mêmes ^ » Dans cette cour « si gloutonne de plaisirs^ », Bourdaloue avait convaincu les grands d'indignité, de mollesse, de mauvaise foi et, grâce à sa psychologie profonde, à son analyse ])énétrante, il mettait au our les causes inavouées de leurs faiblesses et les mobiles honteux de leurs |)assions. Son jugement sur et sa piété solide le guidaient à travers les intrigues et les trames de l'ambition et du plaisir.

Après la station de 1670 à la cour, l'éloquent religieux prêcha le Carême à Notre-Dame et l'Avent à Saint-Jean-en-Grève en 1671. Les Lettres annuelles de la Maison professe en font foi et entrent dans des détails qui méritent d'être relatés. Philippe, duc d'Orléans, venait d'épouser la princesse Palatine, et le frère du roi la conduisit, au lendemain de son arrivée en France, « aux sermons de Bourdaloue, qui prêchait

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