Mémoires de M"" de Molleville
OUVERTIRK DE SA PKÉDICATION 75
lo Carême à Notro-Dame et FAvent à Saint-Jean-on Grève. Il voulait donner à son épouse, enfore luthérienne, parce seul prédicateur, une haute idée de la manière dont les catholiques traitaient la parole de Dieu'. » En suivant l'ordre chronologique, nous pouvons placer ici deux sermons appartenant k ces stations: le premier 6'wr la Pensée de laniort du Carême de Notre-Dame, le second su7^la Sévérité évangélique de l'Avent de Saint-Jean-en-Grève. Le sermon sur la Pensée de la mort fut prêché en mars, le mercredi des Cendres, il ouvrit le Carême; Sainte-Beuve s'est trompé en le portant à 1672. Prononcé peu de temps après le décès de M*'' de Péréfixe, il contient un éloge de l'illustre défunt. 11 y est dit dans l'exorde : « Cette église où nous sommes assemblés, et que nous vîmes, il n'y a que trois jours, 0(;cupée à pleurer la mort de son aimable prélat et à lui rendre les devoirs funèbres, nous prêche mieux |)ar son deuil cette vérité que je ne le puis faire par toutes mes paroles'. » M""' de Sévigné précise la date, dans sa lettre du 16 mars, où elle s'écrie : <( Ah ! Bourdaloue ! quelles divines véi'ités nous avez-vous dites sur la mort! » Elle ajoute que « M"" de Lafayette, qui entendait le prédicateur pour la première fois, était transportée d'admiration-^ ». A notre tour, écoutons et admirons, car si cette éloquence qui ne connaît pas les préciosités de