Préface de l'édition in-12, Gauthier frères, a Paris
HOURDALOUE ET I.E f.ARftME DE 1674 03
quelques diMails historiques el cliionolo^iques de peu (l'iuiporlance. Nous savons seulement que la station ouverte à Saint-Gennain fut, à cause de la mort de la tille de Louis XIV ', prèchée à dater du l"mars à Versailles, où la famille royale faisait son deuil et clôturée dans la chapelle du vieux château à Saint-Germain. Il est difti(;ile d'admettre que le mot attribué au maréchal de Gramont ait été prononcé, comme le prétend Fabbé Labouderie, à l'un des sermons de la semaine sainte, des raisons de haute convenance portent à croire qu'il dut être dit dès le commencement de la station. La Gazette mentionne que, le 10 avril 1672, Bourdaloue donna le sermon du dimanche des Rameaux à Versailles devant leurs Majestés, accompagnées de Monsieur et de Madame, de Mademoiselle d'Orléans, du prince de Condé et que, « selon sa coutume, il se fit admirer de toute la cour ». On trouve encore dans le même journal que, le jour de Pâques de la même année, « Leurs Majestés entendirent aux Tuileries, aux vêpres, la prédication du P. Bourdaloue, et que le cardinal de Bouillon officia ^ ». L'éminent prélat aimait à suivre les sermons de l'éloquent jésuite, il avait, nous le savons, du goût pour la chaire et voulait y réussir ■^ ce ne fut qu'au temps de sa disgrâce et de son exil qu'il cessa d'être son auditeur. Dans le classement des sermons de Bourdaloue,
1 Marie-Thérèse.