‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 70 sur 347 · Les Oialeurs sacrés, t. Il, liv. 111, p · texte numérisé non relu

Les Oialeurs sacrés, t. Il, liv. 111, p

sombJait, dans son enthousiasme, vouloir poser l'éloquent jésuite comme le plus grand orateur de l'Église de Franco, et, en disant qu'on n'avait pas prêché avant lui, elle semblait le placer au-dessus de Bossuet lui-même. De telles prétentions ne pouvaient être acceptées par l'opinion. L'élite des esj)rits, en rendant justice au talent de Bourdaloue, avait garde de l'élever à la hauteur du génie de M. de Meaux. Les contemporains et la postérité devaient dire : « Bossuet au premier rang, Bourdaloue au second'. » Il est un autre sermon qui nous parait appartenir à la station de 1(574, le Sermon sur rA7nbitio?î ; celui que le P. Bretonneau, sans en indiquer la date, a placé dans son carême prêché à la cour. Louis XIV était alors à l'apogée de son règne, ses succès ne se comptaient plus. Cette année même, il s'emparait de la Franche-Comté. Ses capitaines accomplissaient des prodiges : le prince de Condé battait Guillaume d'Orange à Séneffe; le maréchal de Schomberg conduisait l'armée des Pyrénées victorieuse; Turenne, maître de tout le Palatinat, faisait ses admirables campagnes d'Alsace ; les armées de la monarchie triomphaient sur tous les champs de bataille. Toutefois le roi était arrivé à une heure grave où il se passionnait moins pour la gloire et les conquêtes que pour la paix et le bien de ses peuples. Dépourvu d'alliés, il devait faire face aux Hollandais, àFFuipereur, à l'éh^cteur de Brandebourg, aux princes de

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