‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 72 sur 347 · IbiiJ · texte numérisé non relu

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« Pour les dignités mêmes de FÉglise, disait-il avec li'islesse, quel égard a-l-on aujourd'hui à la vocation divine? Y engager des enfants encore incapables d'être appelés, les y faire entrer avant qu'ils soient en état de les connaître ; et, quand cette connaissance leur est 'enfin venue, les forcer au hasard de leur damnation à s'en tenir là... 11 n'est pas jusqu'aux dignités les plus sacrées dont certains esprits intéressés et avares ne disent : c'est un bénéfice qui depuis tant d'années est dans notre maison et qu'il faut conserver... On veut voir ses enfants pourvus avantageusement ; les uns dans l'Eglise avec tout le faste du monde, les autres dans le monde avec tout le luxe du paganisme; les uns riches des dépouilles des peuples, les autres du patrimoine de l'autel; les uns sur le pinacle du temple où souvent la tête leur tourne ; les autres dans les magistratures où le poids de leurs obligations les accable : et parce que la corruption des mœurs suit presque infailliblement de là, les uns et les autres déréglés et scandaleux... Ah ! je prêche une morale toute raisonnable, toute solide, toute chrétienne : mais où est-ce que je la prêche ? au milieu de la cour et devant des auditeurs appliqués à m'écouter, mais peu disposés à me croire*. » C'était en ces termes que Bourdaloue dénonçait les abus et tonnait contre les envahissements sacrilèges de la maison de Dieu, et, après avoir demandé au ciel de s'armer de ses foudres, il

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