‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 76 sur 347 · Lettre du 19 mars de la même année · texte numérisé non relu

Lettre du 19 mars de la même année

nOLRDAI-OLE ET LE CAREME DE 1674 119

elle, fait ici des merveilles. Notre duchesse (de Richelieu) et moi nous le voyons tous les jours ^ » Plus lard, Françoise d'Auhigné, voulant ramener son frère à la pi'alique religieuse, lui écrira : « Voyez le P. Bourdaloue ; nous avons tous besoin de secours ; ... vous voilà à la source, profitez-en, et vous trouverez le bonheur de cette vie et de Tautre^. »

Bourdaloue, dans son zèle infatigable, était toujours sur la brèche. La Gazette relate qu'il prêcha le Carême tout entier à Saint-Germain-cn-Laye, devant la cour, en 1076, et qu'il le fit « avec le grand succès qui lui étaiC ordinaire ». L'année suivante, après avoir rempli la station quadragésimale dans la cathédrale de iiouen\ il écrivait au maréchal de Gramont, qui par lettre l'avait entretenu d'une mission donnée à Rayonne : « Maintenant que le Carême est passé et les sermons finis... je me suis mis à travailler des sermons nouveaux, dont la composition m'occupe un peu plus que ceux des missionnaires de Rayonne. Ma station, si elle ne change, est l>our l'année qui vient à Saint-Sulpice, dans le faubourg Saint-Germain''. » On peut juger à ce langage des soins incessants et des labeurs consciencieux qu'il apportait à la préparation de ses sermons, l'apotre ne s'accordait aucun répit. 11 ne cachait pas la peine que lui coûtaient ses discours, il en faisait

1. Lettre de M""» de Maintenon à l'abbé Gobelin, 2 mars 1674.

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