‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 83 sur 347 · Un sermon inédit do liuuidalouu. août · texte numérisé non relu

Un sermon inédit do liuuidalouu. août

princeps ' et a été ignorée ou négligée par le premier éditeur de Bourdaloue. Les travaux du P. Griselle sur le Recueil m-anuscvû de Phelipeaux^ se compléteront vraisemblablement pour la satisfaction des érudits et des admirateurs de Bourdaloue, et nous nous bornons à en signaler le point de départ actuel, persuad(' qu'ils nous réservent maintes avantageuses surprises. La mine, découverte par M^' Blampignon, mérite d'être exploitée, car elle est d'une grande richesse . Nous souhaitons que le P. Griselle, avec la compétence en ces matières qu'il s'est déjà acquise par ses articles parus dans les Eti(de.<i, nous procure la joie de goûter et de posséder bientôt quelques morceaux nouveaux de l'éloquence de Bourdaloue ^ Quoique le sermon ftoiir une Prof ession religieuse soit anonyme, il est, à n'en pas douter, authentique. Son éditeur prouve que le grand prédicateur y reprenait des idées déjà exposées ailleurs et que ses redites ne déplaisaient « ni à la ville ni à Versailles ». On ne saurait assigner une date à ce sermon. Fut-il postérieur ou antérieur à celui de la vêture de M"- d'Elbeuf ? Mystère. C'est de la prédication de Bourdaloue '( prise sur le vif, avec

1. Cette instruction a été puliliée dans les Etudes, numéro du "> septembre 1899. Nous prévenons le lecteur que le sermon ht Professione MonuiUs, publié dans les Etudes par le P. Griselle, contient des transpositions et des fautes, mais il y sera remédié, grâce à un manuscrit moins défectueux que celui de Phelipeaux, qui vient d'être découvert.

2. Jean Phelipeaux était un prêtre angevin, précepteur du neveu de Bûssuet, il fut mêlé aux affaires du quiétisme.

3. Le Recueil manuscrit de Phelipeaux confient plusieurs sermons inédits de Bourdaloue dans le premier et troisième de ses quatre gros in-quarto.

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ses négligences, mais aussi avec son animation et son abandon familier^ ». Les pères delà Compagnie de Jésus, légitimes héritiers de la gloire de Bourdaloue, ne manqueront certainement pas d'insérer ces deux sermons dans l'édition qu'ils préparentpour le centenaire de 1904 et enrichiront ainsi le trésor oratoire dont les a dotés leur grand prédicateur.

Rappelé à la cour pour le Carême de 1680, Bourdaloue poursuivait son ministère auprès du roi et le remplissait avec autant de tact que de zèle. Un événement important pour la maison de France était j à la veille de s'accomplir, et c'est ce qui explique l'invitation tardive qui fut faite, cette année, au prédicateur de la station. Le P. Bergier, attaché au service du prince de Condé, écrivait à son Altesse Sérénissime dans le courant de mars 1680 : « Le P. Bourdaloue a été invité à ouvrir à brève échéance la station de la cour"^. » En effet le Carême avait été retardé cette année-là par le mariage du Dauphin. Le roi, selon les détails précis fournis par Dangeau, élait parti le 1" mars pour se porter au-devant de la princesse de Bavière, la nouvelle Dauphine. On donna de brillantes fêtes, on fit un voyage de gala à Versailles, et la Gasette annonce que le 25 mars, jouide l'Annonciation de la Vierge, le roi et la reine, qui étaient au château de Saint-Germain, avaient assisté au sermon de Bourdaloue''. Les cérémonies,

■1. Le P. (iriselle. Ehidex, îj septembre IS'.i'.l, p. 650.

2. BourdaUiue, sa correspondance et ses correspondants. P. -II. Chérot.

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