‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 84 sur 347 · Journal, mars · texte numérisé non relu

Journal, mars

SERMONS INKDITS KT C \Rlv\[[:s DE 1680, 1682, 108.1. 13",

les fêtes du mariage reculèrent l'ouverture de la station à cette date, il y eut un retard d'environ (juin/e jours. Ce ne fut par conséquent qu'à ])artir du 2b mars que le roi, la reine et les nouveaux mariés assistèrent régulièrement aux |)rédications. La jeune Dauphine y parut entourée de sa maison, s'y montra très attentive et édifia la cour par son recueillement. Ce qui faisait observer, peu de temps après, à M""' de Sévigné : « Je crois que M""" la Dauphine nous ap[)ort(' beaucoup de dévotion. Elle ne le cède pas à la reine pour communier souvent. » Mais comme la princesse ne parlait pas aisément le français, la marquise ajoutait : « Le P. Bourdaloue n'aura point son àme ' », voulant dire qu'il ne pourrait être son directeur.

On s'explique l'ascendant du prédicateur sur la famille royale. Si Marie-Thérèse obéissait à ses conseils, Louis XIV n'échappait pas à son influence. Le roi, qui s'était dégagé depuis bientôt deux ans de l'empire tyrannique de M"'" de Moutespan, s'éloignait à cette heure de M"''deFontanges, qui recevait l'ordre de passer les fêtes de Pâques à Montbuisson et qui ne rentrait à la cour que pour aller s'enfermer à Chelles et aller mourir à Poi't-Royal. Le Carême de 1680 marqua ainsi le retour du souverain vers Dieu, il en fut la première étape. Ce serait au cours de cette station que Bourdaloue, d'après M""' de Sévigné, se serait élevé avec force contre les désordres

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