‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 86 sur 347 · Lettre du 29 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 29 mars

Il n'est qu'un st'rmon do coite station dont on peut établir sûrement la date, c'est celui sur la Passion de Jésus-Christ, il a pour texte : Jesum Christum Dei virtutem et Dei sapientiaon. Une lettre de M'"" de Sévigné en atteste l'authenticité, Bourdaloue y présente la Passion du Sauveur comme un mystère de puissance et de sagesse. « Donnez-moi, dit-il, dès l'exorde, donnez-moi, Seigneur, pour traiter ce grand sujet, le zèle dont fut rempli votre apôtre, quand vous le choisîtes pour porter votre nom aux rois et pour leur faire révérer dans l'humilité de votre mort la divinité de votre personne. » Nous nous bornerons à citer quelques rapides passages de ce magnifique discours où, d'après M'"^ de Sévigné, Bourdaloue aurait ])arlé « coptime un ange du ciel ^ ». La marquise remarque que ce sermon avait été déjà prêché dans la station précédente. Ce qui, de la part du prédicateur, n'était pas chose trop surprenante et dont on eut à se plaindre, puisque l'él'gante épistolière avait pu dire dans une circonstance semblable en 1671 : « Ah ! Bourdaloue fît une Passion plus parfaite que tout ce qu'on peut imaginer, c'était celle de l'an passé qu'il avait rajustée, afin qu'elle fût inimitable'^. »

On peut apprécier la perfection de la Passion de 1680 aux extraits qui suivent, elle ne le cède en rien à celle dont on vient de nous vanter l'excellence, (c Les puissances de la terre fléchissent main-

i. Lettre du 1" mai 1680.

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