Essai sur l'Éloquence de la chaire, t. H, p
Nous croyons que c'est une erreur. A notre jugement, ces sermons sont de 1682. Nous venons de le dire, le mariage du Dauphin eut lieu en 1680 et troubla l'ordre habituellement suivi pour les prédications quadragésimales de la cour. Le roi ])artit le 1" mars pour aller à la rencontre de la Dau])hine et ne revint que le 18; il n'assista donc pas aux sermons du premier et du second dimanche, pas même à celui du troisième, à cause des fêtes du mariage, et le Carême ne s'ouvrit réellement, cette année-là, que le 25 mars à Saint- Germain, le jour de l'Annonciation. La Gazette, qui publiait officiellement les prédications faites à la cour, n'avait annoncé l'ouverture de la station de 1680 que pour le 25 mars, alors que normalement elle aurait dû le faire pour le 10 du même mois, quinze jours avant. De plus \e sermon surVlm- 'puretè fut prêché le troisième dimanche du Carême, or ce dimanche tombait précisément le 1^' mars, le jour même où Louis XIV allait au-devant de la princesse de Bavière. On ne saurait donc concevoir des doutes sur l'année de 1682, puisque \^ Gazette prouve qu'il est impossible d'attribuer le sermon à la station de 1680, par le fait seul que cette station ne s'ouvrit que le 25 du mois et que « le roi et la reine allèrent, après dîner, au sermon du P. Bourdaloue, qui prêchait le Carême devant leurs majestés' ». De hautes raisons de convenance démontrent encore