‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 93 sur 347 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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nombre. Les courtisans avaient à faire à un liomme de raison, à un caractère de fière allure et à un prêtre de vertu. Bourdaloue voyait dans la haute classe les signes d'une diminution de dignité et d'énergie, un commencement d'aHaissement moral et de décadence sociale. Aussi parlait-il clairement, sans circonlocutions, voulant que sa parole pénétrât au plus intime des cœurs, au plus profond des consciences, il ne laissait pas ignorer que les plus belles natures, sous les enlacements du plaisir, arrivent fatalement à la dégénérescence, à TefTondrement, à la consomption de leur noblesse et de leur vitalité. Et il répondait à ceux qui l'avaient critiqué par ces mots de courageuse et sainte résistance : « Si les audacieux adversaires de la vertu ont le front dur, il faut l'avoir plus dur qu'eux, parce qu'il n'y a rien de dur qui ne cède à ce qui est plus dur et que Dieu lui-même |)romit à son prophète un front plus dur que celui de ses injustes contradicteurs ^ »

Dans le sermon sur la Conversion de Madeleine^ le prédicateur montre la pécheresse comme le parfait modèle de la pénitence. « L'amour divin justifia la pécheresse... L'amouy de Dieu expia son péché; il purifia la source de son péché ; il consacra à Dieu la source de son péché ; il répara le scandale de son péché. » Bourdaloue raconte ainsi l'histoire de cette conversion, il n'en est ])as de plus émouvante. « Le péché de Madeleine fut le désordre de

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