‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 96 sur 347 · Senitun suf la C-oncernioii de Madeleine · texte numérisé non relu

Senitun suf la C-oncernioii de Madeleine

SERMONS INÉDITS RT nvRÊMES DR 1080, i682, 1083. 15

qu'il avait été tondre ])oiii' qui ii ne (Itivait pas l'être. Elle ne crut pas qu'un cœur converti dût être un cœur sec, un cœur dur, un cœur froid et indifférent, mais un cœur ardent, un cœur zélé, un cœur affectueux, capable d'être ému et touché; et trouvant dans son propre cduir toutes ces qualités, elle jugea qu'elle ne devait })lus les faire servir qu'à aimer avec plus de tendresse le Dieu dont elle les avait reçues'.» Quelle merveilleuse transformation ! Ce cœur avec toutes ses tendresses, ses ardeurs, ses sensibilités et ses flammes passe de l'amour des créatures à l'amour de Dieu, il délaisse l'indigne et le trompeur et n'aime j)lus que l'infini et le parfait.

L'amour de Dieu, après avoir expié le péché de Madeleine, après en avoir purifié la source, en consacra la matière. « J'appelle matière de son péché tout ce qui servait à ses plaisirs et à son luxe... Elle avait aimé les parfums et tout ce qui flatte les sens. Les aima-t-elle après sa conversion?... Non, non, dit-elle, il ne m'appartient plus de chercher les délices de la vie... Faut-il donc des délices pour un corps qui n'a mérité que les feux éternels? Faut-il des parfums pour une chair qui n'a été qu'une chair de péché, et qui dans le tombeau ne sera plus bientôt qu'une pourriture?... En effet, touchée de ce sentiment, elle apporte avec elle un parfum précieux et exquis, elle le répand sur les pieds adorables de Jésus-Christ, elle les essuie de ses cheveux, elle les arrose de ses

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